Les revenus des médecins libéraux ont baissé en 2009
Le Généraliste – 2 mai 2011
Les revenus des médecins libéraux ont baissé en 2009, rapporte Le Généraliste. Selon les chiffres enregistrés par la CARMF, les bénéfices non commerciaux recensés se sont établis en moyenne pour chaque médecin, toutes catégories confondues à 81.141 euros en 2009, soit une baisse de 1,11 %. Dans le secteur 1, les médecins généralistes ont un BNC moyen de 69 711 euros, en baisse de 0,99 %. Une baisse plus importante chez les autres spécialistes qui, avec un BNC de 89 615 euros, accusent une chute de près de 2 % (1,93 %). Bien que la tendance se confirme au niveau du secteur 2, elle reste toutefois moindre. Le BNC des généralistes en effet en baisse de 0,25 % à 62 380 euros et en baisse de 0,55 % à 108 695 euros pour les spécialistes.
En Guadeloupe si l’on tient compte des résultats de l’AGA les BNC des Généralistes sont inférieurs de près de quinze mille euros par rapport à ceux de l’Hexagone.
Deux hypothèses : d’une part une moindre « consommation » dans le département et d’autre part des coûts d’exploitations supérieurs et non compensés par les dix pour cent de majoration.
Il serait peut être utile de mettre en place un dossier nous permettant d’être à l’égal de la Réunion et de la Guyane : ce qui vaudrait mieux que de lutter pour des « jours fériés locaux » et autre indemnité de déplacement en montagne….
Négociations conventionnelles : Xavier Bertrand affiche un optimisme à toute épreuve
Les Echos – 2 et 3 mai 2011, Egora.fr, Le Quotidien du Médecin, Le Généraliste, Impact Santé – 2 mai 2011
“Pour moi, c’est incitation, incitation, incitation”, a réaffirmé Xavier Bertrand devant l’Association des journalistes de l’information sociale le 2 mai. Se présentant comme “le ministre des patients” et “non le ministre de la CSMF”, il a défendu les contrats d’engagement de service public, qui n’ont pas fait leurs preuves parce que, selon lui, ils n’ont pas été appliqués. Dès lors, Xavier Bertrand prône un meilleur zonage et promet une “suite à l’avenant 20″, qui offre une rémunération majorée aux praticiens acceptant d’exercer dans une zone déficitaire. “Cela doit être débattu au plan conventionnel”, a-t-il ajouté, estimant que les négociations “seront couronnées de succès” alors même qu’elles sont suspendues pour la deuxième fois suite au départ précipité de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) et du Syndicat des médecins libéraux (SML), relève Egora.fr. “Un poil de dramaturgie, ça fait partie de la convention ! Mais on va en sortir (…). Jouer la montre n’est dans l’intérêt de personne dans le domaine de la santé”, a tempéré le ministre. D’autre part, concernant la loi Fourcade, il a indiqué que ce texte “nécessaire” était un “service après-vote” et ne constituait pas “une marche arrière par rapport à la loi HPST, indispensable pour moderniser le système de santé”.
Édito : SML National Mai 2011
Un faux départ des négociations conventionnelles
Pour des raisons qui ne peuvent être que politiciennes, deux syndicats : MG France et Le Bloc, s’acharnent { imposer la présence de représen-tants d’étudiants et d’internes autour de la table des négociations.
La loi est pourtant claire : ne sont admis { la négociation que les organi-sations syndicales représentatives des médecins libéraux installés.
Devant cette évidence, ces 2 syndicats ne reculant devant aucune au-dace, ont donc intégré dans leurs délégations les dits représentants d’étudiants. Allant pour Le Bloc jusqu’{ une présence paritaire : lors de la troisième journée de négociation conventionnelle, la délégation du Bloc comportait 2 médecins installés, 1 interne en santé publique et 1 étudiant de 4ème année.
Tous les médecins des plateaux techniques lourds qui ont obtenu de haute lutte la création d’un collège spécifique, et ont permis par leur vote massif { Bloc d’obtenir une représentativité chez les spécialistes, jugeront. Se sentent-ils réellement aujourd’hui représentés par une telle délégation paritaire ?
Pourtant ces étudiants ont eu tout loisir de s’exprimer lors de la prépa-ration de la loi HPST, lors « du bal des débutants » que leur avait organi-sé les maitres de cérémonies : Mme Roselyne Bachelot et Martial Oli-vier Koerhet (Président d’alors de MG France).
Alors pourquoi cette volonté affichée de les imposer ? Est-ce purement démagogique ? Est-ce tacticien pour uniquement pourrir les débats par dogme ? Ou bien est-ce politicien